Le 15 juin dernier, au terme d’une semaine intense de discussions politiques et théoriques, 500 militants des quatre coins du monde ont voté à l’unanimité pour la fondation de l’Internationale communiste révolutionnaire (ICR). Six jours plus tôt, dans une ambiance électrique, les mêmes militants adoptaient le Manifeste de l’ICR, qui en résume les idées et les objectifs fondamentaux.

Cette Conférence mondiale, qui se tenait en Italie, avait un caractère double : il s’agissait de fonder formellement l’ICR, mais aussi de proposer des discussions théoriques de grande qualité aux militants présents – ainsi qu’aux milliers de camarades et sympathisants qui, dans 120 pays, suivaient l’événement en ligne.

Une vingtaine de sessions passionnantes se sont tenues sur des sujets tels que la Révolution russe de 1917, la philosophie marxiste, le matérialisme historique, l’internationalisme prolétarien, la lutte contre l’impérialisme, les causes historiques du stalinisme, la théorie économique de Marx, le populisme de droite, la stratégie et la tactique des révolutionnaires, etc. Toutes les vidéos des exposés et débats sont disponibles, en anglais, sur la chaine YouTube de l’ICR : In Defence of Marxism.

Le Manifeste de l’ICR

La première discussion de la semaine, qui portait sur le Manifeste de l’ICR, fut introduite par notre camarade Alan Woods. Il a brillamment analysé la dynamique fondamentale de la crise mondiale du capitalisme, en insistant notamment sur le déclin relatif de l’impérialisme américain. Par exemple, ce dernier s’expose à une défaite humiliante en Ukraine. Quant au soutien de « Genocide Joe » (Biden) au massacre des Gazaouis, depuis plus de huit mois, c’est une expression très claire du fait qu’Israël est désormais le seul allié solide de l’impérialisme américain au Moyen-Orient.

Netanyahou en profite pour ignorer les « pressions » de Joe Biden – qui, tout fournissant à Israël d’énormes quantités d’armes et d’argent, redoute une déstabilisation générale de la région. Par ailleurs, le soutien du président américain à la politique génocidaire de Netanyahou est une source de mécontentement croissant dans la masse de la jeunesse et des travailleurs de la première puissance mondiale.

Les adversaires du communisme – et notamment les réformistes – nous accusent souvent d’être des « utopistes ». Mais comme le souligne le Manifeste de l’ICR, les véritables utopistes sont ceux qui prétendent que, moyennant quelques réformes, le capitalisme pourrait garantir des conditions de vie décentes aux peuples du monde entier. En réalité, la décadence de ce système est irréversible. Il a de longue date épuisé son potentiel historique. La classe ouvrière doit le renverser et le remplacer par une planification démocratique de la production. Mais pour ce faire, les travailleurs ont besoin d’une direction révolutionnaire. C’est précisément pour cela que nous construisons l’Internationale communiste révolutionnaire.

La croissance de l’Internationale

La dernière discussion de la semaine, introduite par Hamid Alizadeh, portait sur les progrès spectaculaires de notre Internationale. En avril 2023, nous avions 4400 camarades à travers le monde. Moins d’un an plus tard, nous en comptons 6500. La barre des 7000 sera franchie dans quelques semaines.

À ce jour, l’ICR a des sections nationales dans 26 pays. Dans 12 autres pays, nous avons des groupes qui travaillent à constituer des sections nationales – ce qui suppose de publier un journal, d’organiser un congrès national, d’élire une direction et d’avoir des cellules locales actives. Si on ajoute à tout cela de nombreux noyaux de camarades actifs, notamment en Asie et en Amérique latine, l’ICR est présente dans plus de 70 pays.

En Grande-Bretagne, le Parti communiste révolutionnaire compte plus de 1200 adhérents. Au Canada comme aux États-Unis, nos sections nationales ont franchi la barre des 800 adhérents. Au Pakistan, où la crise du capitalisme a des conséquences sociales effroyables, nos 700 camarades interviennent activement dans les mobilisations des jeunes et des travailleurs.

Les sections autrichienne et suisse de l’ICR s’orientent vers les 500 militants – un cap que nos camarades italiens ont récemment franchi. D’autres sections de l’ICR – notamment au Mexique, en Allemagne, au Danemark, en Suède et en France – ont aussi connu une forte croissance, ces douze derniers mois, et comptent plusieurs centaines de militants. Enfin, dans de nombreux pays, tous nos petits groupes grandissent parfois très rapidement. En Finlande, par exemple, nous avions trois camarades en juin 2023; nous en avons désormais 27!

Enthousiasme révolutionnaire

Tout au long de la semaine, l’ambiance était saturée d’enthousiasme. Cela s’est reflété dans la collecte, qui a réuni 489 000 euros. Nos camarades ont confiance dans les idées du marxisme, confiance dans l’ICR, confiance en eux-mêmes – et confiance, enfin, dans la capacité des travailleurs à prendre le pouvoir et à réorganiser la société sur de nouvelles bases.

Dans le discours de clôture de cette conférence historique, Alan Woods a appelé tous les camarades présents à consacrer leur vie à la lutte pour le communisme. De fait, il n’y a pas de cause plus élevée que celle-là. La lutte pour en finir avec la barbarie capitaliste – et pour permettre à l’humanité de déployer son vrai potentiel – mérite qu’on y consacre toute son énergie.



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