Nous publions ici la traduction de l’éditorial du nouveau numéro de In Defence of Marxism, la revue théorique de la Tendance Marxiste Internationale, que vous pouvez commander en ligne (en anglais).

 Un mot à nos lecteurs

« Une revue désireuse d’être l’organe du matérialisme militant doit être un organe de combat, en ce sens d’abord qu’elle doit dénoncer et poursuivre inlassablement les actuels “valets diplômés de la prêtraille”, qu’ils s’affirment comme représentants de la science officielle ou comme francstireurs, qui se prétendent publicistes “démocrates de gauche ou à idées socialistes” ». (Lénine, La portée du matérialisme militant, 1922)

Permettez-moi de vous présenter la nouvelle édition de In Defence of Marxism, qui représente un nouveau point de départ passionnant pour ce magazine.

Au cours des neuf années qui ont suivi le début de sa publication, au printemps 2012, le magazine In Defence of Marxism (IDoM) s’est forgé une solide réputation pour ses analyses et commentaires marxistes sérieux, portant tant sur les questions théoriques que sur les sujets brûlants de l’actualité du mouvement ouvrier.

Bien qu’elle ait été lancée initialement comme une revue britannique, elle a toujours eu une forte orientation et une audience internationales. Elle a suivi de près la ligne politique de marxist.com, le site Internet qui a acquis une réputation bien méritée pour sa défense cohérente et sans compromis de l’idéologie et des principes du marxisme révolutionnaire.

Nous avons ressenti depuis un certain temps que la Tendance Marxiste Internationale avait besoin d’un journal théorique, et le candidat idéal pour ce rôle était l’IDoM, qui avait l’avantage d’être « prêt à l’emploi » et bien établi.

La ligne politique de la revue ne changera pas, hormis la nouvelle mise en page et la nouvelle présentation. Cependant, le nouveau magazine paraîtra désormais en plusieurs langues en plus de l’anglais (des traductions en espagnol, portugais, allemand et suédois sont déjà prévues, et d’autres langues suivront). Il sera publié dans des dizaines de pays à travers le monde, en format papier et/ou numérique.

Nous sommes convaincus que nos lecteurs actuels continueront à nous apporter le même soutien enthousiaste qu’auparavant et nous nous réjouissons d’accueillir un grand nombre de nouveaux lecteurs, convaincus que les idées du marxisme continueront à être une source d’inspiration inépuisable pour les travailleurs et les jeunes révolutionnaires du monde entier.

L’importance de la théorie

Le premier numéro de cet IDoM remanié est un numéro spécial consacré principalement au thème de la critique du postmodernisme par le marxisme. Certaines personnes peuvent être surprises par cette décision. Pourquoi perdre du temps à discuter d’idées abstraites et obscures qui n’ont aucune pertinence concrète pour la classe ouvrière ?

Mais cette remarque passe à côté du véritable enjeu. Le marxisme ne se limite pas à simplement agiter la masse de la classe ouvrière sur les questions de ses intérêts immédiats. Le marxisme est bien plus qu’un programme politique et une théorie économique. C’est une philosophie dont le vaste champ d’application couvre non seulement la politique et la lutte des classes, mais l’ensemble de l’histoire humaine, l’économie, la société, la pensée et l’environnement. On oublie trop souvent que Marx et Engels étaient d’abord des philosophes et qu’une philosophie révolutionnaire, le matérialisme dialectique, est au cœur même de leur pensée.

Comme le soulignait Lénine dans son classique du marxisme, Que faire ? :

« Sans théorie révolutionnaire, il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire. On ne saurait trop insister sur cette idée à une époque où la tendance du discours de l’opportunisme va de pair avec un engouement pour les formes les plus étroites de l’activité pratique. »

La lutte de classe révolutionnaire ne peut être réduite à la lutte immédiate pour la subsistance de la classe ouvrière. Parmi les innombrables sectes en lutte qui revendiquent chacune faussement le titre de marxistes, nous trouvons fréquemment un mépris à peine voilé pour la théorie et un culte servile pour ce qu’ils considèrent comme étant des « questions pratiques. »

Les journaux publiés par ces différentes sectes sont remplis de discours agitateurs bon marché, écrits dans un style « populaire », comme si les travailleurs étaient incapables de comprendre des « notions complexes ». Cela ne fait qu’exposer le mépris élitiste de la mentalité petite-bourgeoise pour les hommes et les femmes de la classe ouvrière, trait caractéristique des gens qui n »en ont aucune connaissance réelle.

Les travailleurs se lassent en fait vite d’être sermonnés sur des choses qu’ils connaissent déjà très bien. Ils ont parfaitement conscience qu’ils sont exploités par les patrons, qu’ils vivent dans des logements de mauvaise qualité, qu’ils ont des salaires trop bas, qu’ils paient trop cher l’eau et l’électricité, et ainsi de suite. Mais les travailleurs qui réfléchissent activement aux raisons de leur condition matérielle – ceux qui ont déjà compris la nécessité d’un changement fondamental de la société – ne se satisferont pas des petites miettes.

Les travailleurs les plus avancés et les plus militants souhaitent acquérir une compréhension sérieuse du monde dans lequel ils vivent. Loin d’être rebutés par la théorie, ces travailleurs ont une soif de connaissances et d’idées. C’est la tâche des marxistes de les aider à acquérir ces idées.

Sans la théorie, le marxisme révolutionnaire n’aurait aucune raison d’exister en tant que tendance politique distincte. C’est ce qui nous distingue, d’une part, des réformistes de gauche et de droite et, d’autre part, des fanatiques sectaires. Le rôle de notre revue n’est pas de dire aux travailleurs ce qu’ils savent déjà, mais de leur fournir l’arsenal théorique nécessaire pour les préparer aux grandes tâches qui les attendent.

La lutte théorique est une condition préalable fondamentale pour préparer les travailleurs à la lutte pour le pouvoir. Celui qui ne comprend pas cela n’a aucune compréhension de ce qu’est le marxisme. Parallèlement aux luttes économiques et politiques, comme l’explique Engels, la classe ouvrière doit également mener une guerre contre les idées dominantes de la société bourgeoise. L’Anti-Dühring d’Engels et le livre de Lénine sur l’Empiriocriticisme, sont des exemples classiques de cette lutte.

Il est de notre devoir de passer à l’offensive contre les idées bourgeoises réactionnaires qui sont continuellement produites par les universités. Nous devons dénoncer impitoyablement les professeurs bourgeois et révéler ce qu’ils sont réellement, c’est à dire des « larbins diplômés du cléricalisme », pour reprendre l’expression de Joseph Dietzgen, lequel décrit les professeurs d’université comme étant les apologistes idéalistes du système capitaliste.

Le matérialisme dialectique reste l’une des armes les plus importantes de notre arsenal révolutionnaire. Et, puisque le matérialisme dialectique est la base et le fondement du marxisme, il est tout à fait logique que de toutes les théories de Marx, aucune autre n’ait été autant attaquée, déformée et décriée.

Dans la période actuelle, l’arme la plus importante de la bourgeoisie contre le marxisme a été le postmodernisme, qui est la forme la plus grossière de l’idéalisme subjectif. La tâche de lutter contre ce courant, de combattre ces idées absurdes, revient à l’avant-garde révolutionnaire de la classe ouvrière.

Toutes les écoles de philosophie des 150 dernières années au moins ne sont qu’une régurgitation, d’une manière ou d’une autre, des idées irrationnelles de l’idéalisme subjectif, lesquels sont incarnées dans les variétés les plus grossières, les plus absurdes et les plus inutiles. Le postmodernisme n’est qu’une de ces variantes.

L’une des principales maximes du postmodernisme est la négation du progrès dans l’histoire. Mais même l’examen le plus superficiel de l’histoire indique clairement l’existence de périodes de grandes avancées, et aussi de périodes de régression évidente. Ces périodes trouvent inévitablement leur reflet dans l’histoire de la pensée en général, et de la philosophie en particulier.

Dans la période de son ascension historique, la bourgeoisie a joué un rôle très progressiste, non seulement en développant les forces productives, et en étendant ainsi puissamment le contrôle de l’humanité sur son environnement naturel, mais aussi en étendant les frontières de la science, de la connaissance et de la culture.

Luther, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Dührer, Bacon, Kepler, Galilée et une foule d’autres pionniers de la civilisation brillent comme une galaxie, éclairant la large autoroute du progrès culturel et scientifique de l’humanité ouverte par la Réforme et la Renaissance.

Dans sa jeunesse, la bourgeoisie était capable de produire de grands penseurs : Locke, Hobbes, Kant, Hegel, Adam Smith et Ricardo. Dans la période de son déclin, elle n’est capable que de produire ce que Marx a décrit avec justesse comme des imposteurs de la pensée.

Marx a observé un jour, « La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel. » [1] La philosophie bourgeoise moderne préfère le premier au second. Dans son obsession à combattre le marxisme (et le matérialisme en général), elle a ramené la philosophie à la pire période de son passé, c’est-à-dire à un état de stérilité intellectuelle.

Une période de déclin

Notre époque est une période de déclin. Le système capitaliste présente des symptômes clairs de décadence à un stade terminal. Nous sommes confrontés à un paradoxe. D’une part, l’avancée de la science a porté les connaissances humaines à des hauteurs vertigineuses. Petit à petit, la nature est contrainte de livrer ses secrets. Les vieux mystères que les hommes et les femmes ont tenté d’expliquer par la religion et le surnaturel ont été analysés et compris.

Pourtant, malgré toutes ces avancées, la philosophie est dans une impasse totale. Elle n’a plus rien d’intéressant à dire. Son certificat de décès a été délivré par le postmodernisme, qui lui-même ne mérite guère le titre de philosophie.

La dégénérescence de la philosophie bourgeoise est le reflet de l’impasse du système capitaliste lui-même. Un système qui est devenu irrationnel doit s’appuyer sur des idées irrationnelles. Une personne au bord d’un précipice n’est pas capable de penser rationnellement. Les idéologues de la bourgeoisie eux-mêmes sentent que le système qu’ils défendent touche à sa fin. La propagation de tendances idéologiques irrationnelles, du mysticisme et du fanatisme religieux reflète la même chose.

La folie postmoderniste qui apparait comme étant de la philosophie à notre époque est elle-même un aveu de la faillite intellectuelle de la bourgeoisie. Le simple fait que ce « conte » postmoderniste puisse être pris au sérieux comme une nouvelle philosophie est en soi une condamnation écrasante de la faillite théorique du capitalisme et de l’intelligentsia bourgeoise à l’époque de la décadence impérialiste.

Le postmodernisme nie le concept de progrès historique en général, pour la simple raison que la société qui l’a engendré est incapable de tout progrès. Ce n’est pas un hasard. Des millions de personnes sont confrontées à un avenir incertain. La ruine générale ne touche pas seulement la classe ouvrière, mais s’étend à la classe moyenne, aux étudiants et aux professeurs, aux chercheurs et aux techniciens, aux musiciens et aux artistes, aux maîtres de conférences et aux médecins.

Dans ces conditions, un climat de pessimisme s’empare de l’intelligentsia, laquelle voyait hier dans le capitalisme une source inépuisable de carrières et la garantie d’un niveau de vie confortable. Il y a un ferment général pour cette atmosphère au sein de la classe moyenne, qui trouve son expression la plus aiguë dans l’intelligentsia. C’est la base matérielle de l’humeur qui affecte la classe moyenne, une classe qui, prise en tenaille entre les grands capitalistes et la classe ouvrière, ressent vivement la précarité de sa situation.

L’apostasie

Les convictions radicales de l’intellectuel petit-bourgeois ont un caractère très instable. S’il peut être influencé par l’optimisme révolutionnaire de la classe ouvrière pendant les périodes de montée de la lutte des classes, l’intellectuel peut rapidement se retourner contre les intérêts du prolétariat. Les intellectuels radicaux issus de la classe bourgeoise qui avaient flirté avec la révolution en 1968 ont été rapidement découragés. La grande majorité d’entre eux, en particulier dans les milieux universitaires, ont été saisis par un sentiment de pessimisme et d’incertitude.

Ils ont décidé que la classe ouvrière les avait laissés tomber, et ont donc abandonné tous les « grands récits » (en particulier le marxisme) et se sont tournés vers le scepticisme, qui n’était que le reflet de leur propre état d’esprit. Ce n’est pas un hasard si les idées qui ont conduit au postmodernisme sont devenues à la mode dans les années 1970, 1980 et 1990. Ces dernières sont la réaction immédiate aux défaites d’une série de révolutions dans le monde entier, lesquelles ont été aggravées par l’effondrement de l’Union soviétique. C’est sur ce terreau que les racines empoisonnées du postmodernisme ont prospéré et se sont renforcées. 

Le même phénomène peut être observé à la suite de toutes les révolutions défaites de l’histoire. C’est exactement le même processus qui a conduit à la croissance de tendances philosophiques irrationnelles et mystiques après la défaite de la révolution de 1905 en Russie. Dans Matérialisme et Empiriocriticisme, Lénine a brillamment démontré que les philosophies de Mach et d’Avenarius étaient de mauvaises copies de Berkeley, Kant et Hume.

La seule différence est que les « chefs-d’œuvre » postmodernistes d’aujourd’hui ne sont que de mauvaises copies d’autres mauvaises copies. Déterminés à paraître originaux et s’efforçant de cacher leur absence totale de contenu réel, ils se cachent derrière une barrière impénétrable de langages incompréhensibles, alambiqués et intentionnellement ambigus.

Des mots, des mots, encore des mots…

Polonius : Que lisez-vous, mon seigneur ?
Hamlet : Des mots, des mots, des mots.

Aujourd’hui, les idéalistes subjectifs en sont réduits à mener un combat d’arrière-garde désespéré, qui revient à dissoudre totalement la philosophie, la réduisant entièrement à la sémantique (l’étude du sens des mots).

Les postmodernistes confèrent au langage des pouvoirs extraordinaires. Ils prétendent que si nous changeons les mots que nous utilisons dans le langage quotidien, en prenant soin de n’offenser personne en utilisant des termes « oppressifs », alors nous abolirons l’oppression elle-même. Mais la véritable oppression dont souffrent chaque jour des millions de travailleurs, de paysans, de femmes et de personnes précarisées n’est pas causée par un mauvais usage du langage, mais par les conditions matérielles réelles d’une société fortement divisée entre riches et pauvres, exploiteurs et exploités.

On ne change pas l’essence d’une chose en changeant son nom. Shakespeare a écrit qu’une rose sous n’importe quel autre nom aura le même parfum. Et le capitalisme, sous n’importe quel autre nom, sentira aussi mauvais. Nous avons ici la preuve la plus éclatante de la justesse du célèbre dicton de Marx, « c’est l’existence sociale qui détermine la conscience. » [2]

Cette obsession des mots n’est que le reflet du mode d’existence de l’intellectuel petit-bourgeois qui contemple la vie dans le confort de la salle de séminaire de son université. Ce mode d’existence est très éloigné de la réalité de vie du commun des mortels.

Le menuisier produit des tables et des chaises. Le potier produit des assiettes et des plats. Le fermier produit des pommes de terre et des choux. Mais l’intellectuel ne produit que des mots – beaucoup, beaucoup de mots. Ces mots sont lus par d’autres intellectuels, qui produisent d’autres mots qui seront lus par d’autres intellectuels encore. Et ainsi de suite à l’infini.

Normalement, il s’agit d’un passe-temps assez inoffensif, qui sert à remplir les existences vides des moines de l’académie en leur donnant un sens, qui reste cependant un mystère pour le reste de l’humanité souffrante.

Cependant, les choses changent considérablement lorsque certains de ces mots mystérieux sortent des limites de l’université et commencent à affecter la pensée des êtres ordinaires d’une manière très négative.

Il est déjà assez grave que des générations d’étudiants universitaires sortent de leurs études encore plus stupides et confuses qu’au début. Mais lorsque la même stupidité et la même confusion commencent à infecter la société et la politique, cela cesse d’être un sujet d’amusement et devient une question très sérieuse.

Les conséquences réactionnaires

Le postmodernisme est la forme la plus extrême de l’idéalisme. C’est un rejet du matérialisme, du caractère commun de l’expérience et de la perception humaines et un rejet donc de la possibilité d’une solidarité humaine. Au lieu d’une solidarité de classe, on nous propose une « alliance » superficielle de luttes atomisées.

Mais, même cette notion confuse s’effondre lorsque ces « alliés » commencent immédiatement à s’attaquer et à s’injurier mutuellement dans les diatribes les plus violentes, chacun criant qu’il est l’opprimé, tandis que les autres sont tous des oppresseurs qui doivent être réduits au silence.

Ce type de « philosophie » convient parfaitement aux stratèges de la classe dirigeante. Ils peuvent l’utiliser pour diviser et faire dérailler la solidarité de classe tout en l’utilisant comme une arme contre la pensée rationnelle et progressiste en général, et le marxisme en particulier.

De cet amalgame d’idées confuses, certaines conclusions découlent inévitablement : un rejet de la révolution en faveur de « petites actions » (comme les débats sur la nature des mots et les « récits »), un repli sur la subjectivité et, bien sûr, un déni de la lutte des classes.

Ce radicalisme terminologique permet peut-être à certains intellectuels de la classe moyenne de mieux dormir la nuit, mais il ne fait pas avancer d’un millimètre la lutte contre l’oppression. En fait, elle la retarde. En élevant « mon » oppression particulière au-dessus de « la vôtre », nous arrivons inévitablement à un cloisonnement croissant, et finalement à l’atomisation du mouvement.

Tout cela a servi à confondre et à désorienter toute une génération de jeunes gens qui ont été détournés de la cause de la révolution socialiste et poussés dans un marécage empoisonné de la pensée.

Certaines personnes peuvent objecter que le postmodernisme est déjà démodé. Ils disent chacun qu’ils représentent des tendances entièrement différentes. Mais cet argument est faux et fallacieux. Le postmodernisme est un monstre à tête d’hydre qui mute constamment, un peu comme le coronavirus. Il réapparaît sous une multitude de déguisements : poststructuralisme, postcolonialisme, théorie queer, et toute une série de théories de la politique dite identitaire.

Toutes ces variantes ont un caractère réactionnaire, semant la confusion et divisant délibérément le mouvement en une myriade de tendances et de sous-tendances qui se chamaillent, chacune proclamant haut et fort qu’elle seule a le droit d’être considérée comme la véritable victime de l’oppression, et que tous les autres sont des oppresseurs.

Et tandis que le mouvement est occupé à se détruire lui-même par une série de conflits internes insensés, les véritables oppresseurs – les banquiers, les capitalistes et les impérialistes – s’assoient et rient de la stupidité des gens qui, consciemment ou non, font le sale boulot de la contre-révolution.

Dans la mesure où ces idées empoisonnées ont réussi à pénétrer dans le mouvement ouvrier, où les bureaucrates de droite et certaines « gauches » malavisées s’en emparent avec empressement, elles jouent un rôle hautement destructeur, de diversion et de division.

Il est grand temps d’y mettre un terme ! Nous devons déclarer la guerre à cette philosophie réactionnaire et chasser ces idées du mouvement. Ce n’est qu’ainsi que la voie sera dégagée pour la marche en avant du mouvement ouvrier et l’unité de tous les opprimés sous la bannière de la révolution socialiste.

Alan Woods
Londres, 17 juin 2021

[1] Karl Marx et Friedrich Engels, L’idéologie allemande

[2] Karl Marx, Contribution à la critique de l’économie politique

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