Le 25 février, Aaron Bushnell, un soldat en service de l’Armée de l’air américaine, s’est immolé par le feu devant l’ambassade d’Israël à Washington, pour protester contre la complicité de l’impérialisme américain dans la guerre contre Gaza. La nouvelle de cet acte courageux de sacrifice de la part d’un seul homme a trouvé un écho puissant dans le cœur de centaines de millions d’hommes et de femmes.

La classe dirigeante internationale est passée à l'offensive contre toute organisation affichant sa solidarité avec la Palestine. Les communistes révolutionnaires de Der Funke - la section autrichienne de la Tendance Marxiste Internationale - ont été calomniés et harcelés par nos ennemis politiques pendant des mois. Aujourd'hui, nos camarades Sonja et Alex ont été convoqués au bureau du procureur en tant qu'accusés, parce qu'ils ont partagé la déclaration de la TMI dénonçant la guerre d'Israël.

Netanyahou porte sa guerre à un autre niveau. La voie sur laquelle il s’est engagé est inéluctable s'il veut rester au pouvoir. Pourtant, ses actions menacent de déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient, le risque d’une guerre généralisée devenant de plus en plus réel. La révolution guette également tous les régimes de la région, la colère des masses étant poussée à son paroxysme. Le prochain évènement tragique, le bombardement massif et l’invasion des terres de Rafah, pourrait en être le point de basculement.

Le siège quasi médiéval de la bande de Gaza par l’armée Israélienne, suite à l’attaque de Hamas, a produit une explosion d’indignation dans le monde. Ce sont des millions de personnes qui descendent dans les rues du Brésil et de la Grande Bretagne, des Etats-Unis et du Moyen Orient en passant par la Belgique. Elles sont motivées par l’horreur du pilonnage sans merci et sans répit des Palestiniens par une des armées les plus puissantes au monde mais aussi par un sentiment de révulsion face à l’hypocrisie, c’est à dire la politique de deux poids deux mesures des gouvernements quant il s’agit des Palestiniens ou de l’Etat d'Israël.

Le massacre de Gaza a désormais atteint le chiffre macabre de 10 000 morts, tandis que plus d'un million de personnes ont été déplacées et n'ont nulle part où aller. Pour donner un ordre de grandeur, les Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont tué plus de personnes à Gaza en un mois que le nombre total de civils ukrainiens tués au cours des 21 mois qui ont suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Ce dernier chiffre s'élevait à 9 600, selon les estimations du mois dernier.

Cet article est paru d'abord sur le site de notre organisation soeur au Canada.


Pour justifier son bombardement génocidaire sur la bande de Gaza, l’État israélien, avec la complicité des impérialistes occidentaux, tente de se présenter comme le gardien de valeurs morales supérieures face à la « barbarie » palestinienne. Il ne pourrait y avoir de meilleur exemple de la banqueroute morale complète de la classe dirigeante.

En vivant en Belgique, nous pouvons très vite avoir un sentiment d’impuissance face à l'occupation de Gaza et de la terreur quotidienne infligée aux Palestiniens. Mais nous avons plus de pouvoir que nous ne le pensons, à condition de nous organiser.

 
 
 

Après 11 jours de bombardements impitoyables sur Gaza, qui ont tué plus de 240 Palestiniens (dont près de la moitié étaient des enfants et des femmes) et fait des milliers de blessés graves, Israël a finalement accepté un cessez-le-feu. Les bombardements ont forcé l’évacuation de 75 000 personnes dont les maisons ont été détruites.

Les bombardements israéliens sur Gaza ont déjà tué au moins 48 Palestiniens – dont 14 enfants – et blessé des centaines de personnes, tandis que six Israéliens ont été tués par des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. Les médias internationaux ont une fois de plus présenté les bombardements comme des représailles légitimes à la décision du Hamas de tirer des roquettes sur Israël. Toutefois, comme d’habitude, ils donnent une vision totalement biaisée des causes réelles de cette escalade de la crise en Israël et en Palestine.

Les 50 jours d’offensive israélienne à Gaza y ont semé la mort et la désolation. 2100 Palestiniens ont été tués ; des milliers ont été blessés. La barbarie impérialiste laisse derrière elle d’innombrables familles brisées et tout un peuple démuni, traumatisé, au milieu d’infrastructures détruites ou gravement endommagées.

Jeudi soir, l’armée israélienne a commencé son offensive terrestre contre Gaza. Les tanks ont ajouté leur dévastation aux bombardements aériens et aux missiles tirés depuis les navires de guerre israéliens. Tsahal bombarde Gaza du ciel, de la terre et de la mer.

Une tempête de bombes et de feu a été déclenchée par le gouvernement israélien sur la population civile de Gaza. Au cours des derniers jours, plus de 400 tonnes de bombes ont frappé des cibles dans la bande de Gaza densément peuplée, tuant au moins 100 civils, dont de nombreux enfants, et en blessant des centaines.

Israël retire ses forces de Gaza. Entamé dimanche, ce retrait se poursuivait graduellement, lundi. Israël et le Hamas ont déclaré – séparément – un cessez-le-feu. Ehud Olmert, le premier ministre israélien, a expliqué qu’Israël n’avait l’intention ni de laisser une présence militaire à Gaza, ni de reconquérir le territoire.

Le pilonnage de Gaza par l’aviation israélienne a provoqué la mort de plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, auxquels s’ajoutent des milliers de blessés. Cette nouvelle agression doit être fermement condamnée par le mouvement ouvrier international.

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